Soigner les chiens de traîneaux, Julie sait comment faire

Julie Ducros

Julie Ducrocq est au Nunavik pour y traiter les chiens de traîneaux de la course Ivakkak. Petit extrait d’un documentaire nous faisant découvrir cette authentique vétérinaire québécoise dans le Grand Nord québécois. Pour la suivre et découvrir cette course, visitez son blogue.

[Le Nunavik (inuktitut : « ᓄᓇᕕᒃ »), autrefois nommé le Nouveau-Québec, est le nom donné au territoire québécois situé au nord du 55e parallèle.]

Le mystère des articulations qui craquent élucidé grâce à l’IRM

Des chercheurs de l’Université de l’Alberta ont confirmé l’hypothèse du vaccuum phenomenom en mettant en évidence à l’IRM la formation de bulles de gaz à l’intérieur des articulations qui craquent.

Les détails de cette étude sont publiés dans le journal PLOS ONE

Ateliers d’échographie en mai et en juin : quelques places disponibles

LISTE CLIPS ABONNES-anglais-FOND

Animages tiendra sous peu deux ateliers d’échographie à Saint-Hyacinthe en partenariat avec le service de formation continue de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.

15 mai 2015 – Échographie abdominale 1
5 juin 2015- Échographie abdominale 2

Les ateliers 1 et 2 sont offerts successivement aux vétérinaires qui ont déjà un appareil et qui visent à approfondir leurs connaissances pour en optimiser l’utilisation dans leur clinique.

Chaque inscription fournit l’accès à une série de cours en ligne précédant la formation, accompagnée d’un questionnaire. Les ateliers sont divisés en sessions pratiques sur des chiens et des chats entrecoupées de périodes théoriques discutant les principes d’interprétation des pathologies abdominales des régions abordées.  Les thèmes abordés lors de l’Atelier 1 sont: principes d’interprétation, artéfacts, système hépatobiliaire, rate, système urinaire et tractus reproducteur. L’Atelier 2 vise à explorer les surrénales, les noeuds lymphatiques et vaisseaux limitrophes (incluant les principes Doppler), le tube digestif, le pancréas et les interventions échoguidées. Pour plus d’info, consultez le formulaire d’activités du service de formation continue ou contactez directement Diane Lussier (diane.lussier@umontreal.ca).

Vessie de chat: lésion ou non ?

Chatte domestique à poils courts de 5 ans.

Présentée pour hématurie mais cliniquement normale. Calcul (oxalate de calcium) retiré par cystotomie il y a 2 ans.

Échographie de la vessie en plan longitudinal:

Maudite visite – la réponse

 

Bravo aux 8% de perspicaces qui ont répondu «rien»…Résultat sondage

Il s’agit en effet d’une pseudo-lésion créée par la sangle d’une muselière !

Détails

Voici d’ailleurs une radiographie prise quelques minutes plus tard sans la muselière:

Cou lat aprèsLa première chose que l’on apprend comme résident en imagerie est de toujours s’assurer que la lésion est 1) réelle (pas une image construite) et 2) qu’elle se situe bien dans le chien (ou le chat, le cheval, le veau, le cochon, etc.), un principe qui s’applique parfaitement dans ce cas-ci.

 

 

See Inside It

Apparemment, je ne suis pas le seul qui s’amuse à faire des IRM de légumes. Avec le projet #SEEINSIDEIT, GE Healthcare partage des portraits intimes de plusieurs objets de la vie quotidienne réalisés dans ses différents laboratoires grâce à la radiographie, la tomodensitométrie ou l’imagerie par résonance magnétique.

peeled tangerine

Radiographie d’une tangerine épluchée

Vous pouvez découvrir l’ensemble des photos sur la galerie du site SeeInsideIt.com.

Maudite visite !

Caniche de 1 an présenté pour des vomissements aigus avec efforts répétés. Les propriétaires rapportent qu’il a mangé de la nourriture de table la veille et utilisé un nombre incalculable de jouets étant donné que plusieurs personnes (dont des enfants) étaient en visite à la maison.

Quel est votre diagnostic ? – Chien qui boite, la réponse

Une forte majorité de lecteurs (95% et plus) pense que cette lésion osseuse est agressive.

Résultats sondage

Pas de surprise ici, je partage tout à fait cette analyse.  D’abord parce que cette lésion osseuse située dans la diaphyse distale du radius présente une zone de lyse d’apparence mitée dont la transition est mal définie d’avec l’os normal, avec une néoformation osseuse spiculée qui se projette dans les tissus mous.  Mais aussi parce que cette lyse implique le cortex et qu’il y a un triangle de Codman correspondant à une zone de soulèvement du périoste, deux trouvailles associées aux lésions agressives.  On note également une enflure des tissus mous en regard de cette lésion.

Pooky réponseMaintenant, quels sont les diagnostics différentiels pour cette lésion osseuse agressive monostotique mixte à prédominance lytique située dans la diaphyse distale du radius d’un Bouvier bernois de 8 ans ?

Une personne mentionne dans le sondage, à juste titre, qu’une biopsie est requise avant de se prononcer plus en avant.  Il est en effet quasiment impossible de distinguer radiographiquement une ostéomyélite fongique d’un processus néoplasique. Allez voir ce cas pour vous en convaincre.  Par contre, l’âge, l’absence de trauma pénétrant et le degré relativement léger de réaction osseuse (sclérose/prolifération) sont autant de critères qui nous permettent de pratiquement éliminer la possibilité d’une ostéomyélite bactérienne.

Considérant que l’incidence de la blastomycose est plutôt faible au Québec et que la coccidioidomycose est absente, il est raisonnable de mettre un processus néoplasique en tête de liste.  On pense évidemment en premier lieu à une tumeur osseuse primaire (ostéosarcome surtout) mais en observant de plus près, cette lésion se situe dans la diaphyse distale plutôt qu’en région métaphysaire comme c’est généralement le cas avec les ostéosarcomes des os longs.  Il faut donc ajouter un autre type de tumeur aux principaux différentiels, notamment une métastase, un hémangiosarcome ou un sarcome histiocytaire.

Bon, devinez c’était quoi ?  Eh oui!  Comme tout bon Bouvier bernois, c’était un sarcome histiocytaire osseux…

Wolverine style

Wolverine style

Merci au Dr Pierre Clerfond, chirurgien nouvellement diplômé de l’ACVS :-), pour ce clin d’oeil à l’univers des X-Men.

Hernies discales et radiographie

Voici une question envoyée par un confrère:

«Lorsqu’un chien a des calcification du noyau discal, est-il plus prédisposé à faire des hernies discale ? Ou est-ce un signe qu’il a déjà eu des pathologies ?»

Chez les races chondrodystrophiques, il n’est pas rare de voir de multiples sites de minéralisation in situ du noyau pulpeux. Cette minéralisation change la «biomécanique» du disque qui devient donc plus susceptible de produire une extrusion dans le canal vertébrale (Hernie de type I).

Par contre, le seul fait de voir des disques minéralisés sur une radiographie d’un chien avec des signes d’hernie discale ne permet pas de conclure automatiquement qu’il s’agit du site d’hernie discale… parce que tous les disques minéralisés ne finissent pas en hernie discale (cela dépend de plusieurs autres facteurs comme la santé de l’anneau fibreux, les forces appliquées à cet espace précis et la présence de structures stabilisantes comme les ligaments des têtes des côtes au niveau des premières vertèbres thoraciques), ce n’est pas nécessairement le plus minéralisé qui hernie en premier (pour les mêmes raisons) ET il peut y avoir eu des épisodes antérieurs chroniques qui ne sont pas responsables des signes au moment de la présentation.

Hernie type I

Même avec un noyau aussi minéralisé que celui visible à L3-L4 (flèche blanche) et du matériel minéralisé superposé au canal vertébral, nous n’avons pas assez d’information pour aller en chirurgie. D’abord parce qu’on ignore la latéralité de cette lésion mais aussi parce que l’espace intervertébral L6-L7 montre également des anomalies (flèche jaune).

Bref, oui il faut avertir le proprio que son chien est à risque (c’est une bombe à retardement) et qu’il peut commencer à mettre de l’argent de côté ;-) mais il faut absolument une autre modalité (myélographie, CT + myélogramme au besoin ou idéalement un examen d’IRM haut champ) pour confirmer le site exact et le degré de compression de la moelle épinière.

Comparaison CT-MR hernie type I

Extrusion discale (hernie de type I) sur une image de CT reformatée en plan sagittal (A) et sur une image d’IRM pondérée en T2 dans le plan sagittal (B).

 

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