Vous voulez revoir les articles précédent ? Voici: 1 et 2.
Des ponctions à l’aiguille fine de la lésion au tarse ont révélé des critères cytologiques compatibles avec un sarcome (osseux primaire vraisemblablement) alors que celles de la masse pulmonaire ont révélé un carcinome (d’origine pulmonaire, vraisemblablement). L’échographie abdominale n’a rien révélé de significatif. Notre oncologue en a donc conclu qu’il s’agissait bien de l’un de ces cas – pas commun, mais pas si rares que ça – où deux tumeurs malignes sans aucun lien entre-elles se retrouvent dans le même chien. Wow… Il faut donc garder l’esprit ouvert en médecine vétérinaire !
Plusieurs choses nous agaçaient dans la présentation clinique et radiographique de ce cas atypique… D’abord, la lésion osseuse semblait bien monostotique (un seul os atteint) sur la dorsoplantaire (DP), même si la latérale donnait l’impression que la rangée distale du tarse était affectée. Sur la DP, on remarque que la tête du métatarsien II est élargie et déborde proximalement et dorsalement pour se superposer aux os de la rangée distale du tarse qui paraissent intacts. La tête de cet os est remplie de foyers lytiques (tête de flèche) alors qu’une réaction périostique irrégulière – en partie bien définie (proximalement, flèches) et en partie mal définie (distalement) – s’étend distalement (faces médiale, dorsale et plantaire). Les tissus mous adjacents sont épaissis.

La possibilité d’ostéopathie hypertrophique fut considérée, mais celle-ci ne provoque généralement pas de lyse osseuse et implique typiquement les membres de façons symétriques et les faces axiales et abaxiales des os appendiculaires (bien que ce ne soit pas toujours le cas). En voici deux beaux exemples (chiens avec masse pulmonaire – à gauche – et masse oesophagienne – à droite).
Pour ce qui est des poumons, une seule grosse lésion fut identifiée (flèches sur la figure 1) , alors que les métastases d’ostéosarcome sont le plus souvent multiples et plus petites que celle-ci. Notez la fine scissure (tête de flèche) entre les lobes cranial et moyen du poumon droit.
D’un point de vue radiographique, 4 principaux scénarios furent envisagés pour relier tous ces changements:
1. Sarcome histiocytaire disséminé (histiocytose maligne)
2. Carcinome pulmonaire primaire avec métastase osseuse
3. Deux tumeurs malignes distinctes
4. Pathologie fongique multifocale (blastomycose, etc.)
Dimanche le 16 février prochain, ne manquez pas le prochain colloque de l’AMVQ.
En compagnie de deux autres spécialistes, Guy, l’homme au beau regard, vous en mettra plein la vue et plein les oreilles. Car comme vous, il se nourrit d’animagination. Pour en savoir plus et réserver votre place physique ou virtuelle pendant qu’il en reste, cliquez ICI.

Ce jeune labrador de 5 mois vient d’être frappé par une voiture. À travers tout son malheur – il s’en sortira n’ayez crainte – il a pris le temps d’ingurgiter quelque chose d’étrange…
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Pour les moments chauds de l’été et quand le réchauffement planétaire sera complété, il restera toujours cette vessie remplie de cristaux mobiles pour nous rappeler le bon vieux temps. On sortira alors tuque et mitaines pour siroter un bon chocolat chaud devant notre iPad 76e génération. (Pour les francophones hors-Québec, vous avez deux liens pour comprendre quelques mots absents de votre vocabulaire, ou en tout cas moins bien employés que par chez nous ;-))(bordée de neige).
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Les carcinomatoses sont plus souvent d’origine hépatique, pancréatique ou intestinale chez le chat. Elles doivent être différenciées d’une lymphomatose ou d’une sarcomatose, moins fréquentes chez cette espèce. Certains processus pyogranulomateurx ou granulomateux comme la péritonite infectieuse féline et certaines pathologies mycobactériennes ou fongiques peuvent provoquer des changements similaires. L’âge de ce chat militait en faveur d’une carcinomatose. Un épanchement péritonéal est typiquement présent lors du diagnostic et certains chats montrent aussi un épanchement pleural lors de métastases à ce niveau. Une lymphadénopathie abdominale est parfois rencontrée, quoique peut être difficile à différencier de la masse (ou des masses) péritonéales.
Les cytoponctions des lésions aux organes ou aux gras abdominaux ne sont pas toujours diagnostiques, mais sont généralement recommandées comme relativement non invasives. Des biopsies peuvent toutefois être nécessaires pour confirmer le type de tumeur. L’analyse du liquide (idéalement après centrifugation) peut aussi s’avérer diagnostique dans plus de la moitié des chats selon une étude (Monteiro et O’Brien, A retrospective study on the sonographic findings of abdominal carcinomatosis in 14 cats, Vet Radiol Ultrasound 2004 45:559-564).
Vous souhaitiez des radiographies thoraciques ? Eh bien, les voici !
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Signalement: Goglu est un petit West Highland White Terrier stérilisé de 12 ans
Histoire clinique: les clients ont détecté il y a deux semaines une petite masse ferme sur la région des métatarses, non douloureuse et sans boiterie.
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Voici le clip échographique accompagnant l’article paru dans Le Rapporteur de l’Association des Médecins Vétérinaires du Québec de décembre 2013.
Signalement & Histoire clinique:
Une chatte domestique à poil court de 15 ans est présentée pour une histoire de perte de poids, de faiblesse généralisée et de distension abdominale. À l’examen physique, l’abdomen est gonflé, tendu et inconfortable. Les prises de sang révèlent une légère anémie non régénératrice sans altération significative des paramètres biochimiques.
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Joli… Cliquez sur l’une de ces photos pour en découvrir l’histoire.
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Il s’agissait – comme la majorité d’entres vous le suspectiez – d’un mégaoesophage congénital. L’oesophage (flèches jaunes) est sévèrement dilaté par de la nourriture, déplaçant et comprimant la trachée ventralement. La VD révèle également un patron alvéolaire au lobe moyen droit avec de beaux bronchogrammes aériques (voir image magnifiée), compatible avec une pneumonie par aspiration (fausse déglutition). Pourquoi ce patron n’est pas reconnu sur la latérale ? Simplement parce qu’il s’agissait d’une latérale droite qui force le poumon droit à s’affaisser au profit du poumon gauche, limitant ainsi le contraste radiographique nécessaire à la distinction de cette pathologie. On remarque aussi sur la VD la silhouette du thymus formant un signe de « voile » s’étendant vers la gauche.
Lors d’anomalies vasculaire constrictive – une persistance de la 4e arche aortique étant la principale anomalies rencontrée chez le chien (comme ci-bas, après administration de baryum liquide) -, l’oesophage n’est généralement dilaté que crânialement au site d’obstruction (flèche jaune), bien que sa portion caudale puisse aussi devenir dysfonctionnelle et dilater, mais en laissant un site de rétrécissement à la base du coeur. L’estomac semble en place dans ce cas-ci, excluant une intussusception gastro-oesophagienne. Une obstruction oesophagienne caudale (corps étranger ou stricture) représentait un diagnostic différentiel plausible.


