Une question a récemment été lancée sur le groupe de discussion de l’AMVQ: est-ce que les poils de porc-épic se voient à la radio ? Cette question est plus que pertinente au Québec, pour Brutus et nombreux de ses copains. En fait, la littérature décrit relativement peu l’apparence en imagerie de ces poils migrants dans les tissus mous, dans les articulations ou les cavités comme le thorax. Plusieurs d’entres nous avons cependant une petite expérience à partager. Avant d’aller plus loin avec l’opinion d’Animages, nous aimerions connaître la vôtre ! N’hésitez pas à émettre votre opinion en cliquant sur « laisser un commentaire » ci-haut. Ça nous permettra d’en savoir plus !
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Voici un moment de tendresse spontanée entre frères et soeurs croqué sur le vif au CVL. Merci à la Dre Sophie Charbonneau d’être passée me chercher dans ma pièce sombre 😉
Voici ce que Confusius aurait répondu à l’article de notre collègue et ami Éric.
Animages songe à vendre les droits de ce clip pour la promotion de L’International des Feux Loto-Québec qui débute ce samedi 22 juin à La Ronde. 😉
Ces petites torpilles gastriques représentent des bulles d’air en profondeur de l’estomac qui remontent à la surface durant l’examen. La suite de cet intéressant cas viendra…
Je viens de découvrir le canal Youtube du service d’imagerie de l’Université de la Caroline du Nord qui contient plus de 50 cas d’échographie abdominale.
À visiter pour voir davantage de cas clinique d’échographie.
« Docteur, mon chat tousse et respire difficilement », dit-elle en reprenant son souffle. « Qu’est-ce que je peux faire ?!? »
Le patron pulmonaire broncho-interstitiel hétérogène et sévère a partiellement régressé suite à 3 semaines de corticostéroïdes et bronchodilatateurs, mais le chat sentait encore fort la fumée… L’avenir dira si la cliente aura trouvé la solution…
Selon Wikipedia, homo sapiens signifierait « Homme savant« . Ah bon.
Pour lire l’article original et revoir les radiographies abdominales, cliquez ICI.
Les radiographies montrent une augmentation d’opacité impliquant la cavité péritonéales, accompagnée d’une perte de contour de la portion caudale de la silhouette hépatique, de la rate, de la vessie et du petit et gros intestin, compatible avec un épanchement péritonéal. La région centrale montre une opacité fortement hétérogène, formée de multiples opacités adipeuses et du tissu mou/liquide entremêlées et mal définies, suggérant une atteinte des gras mésentériques/omentaux, le tout associé à un effet de masse, déplaçant le côlon et les reins dorsalement. La paroi du côlon descendant paroi aussi épaissie et irrégulière. L’estomac est dilaté par de l’air et son axe est légèrement dévié caudalement, suggérant une hépatomégalie. Ceci est aussi corroboré par l’extension caudale de la portion ventrale du foie sur la projection latérale. De tels signes justifiaient un examen échographique…
Celui-ci a confirmé la présence d’un épanchement péritonéal d’aspect granulaire (cellulaire) et un épaississement nodulaire et globalement hyperéchogène des gras mésentérique et omental. Le foie était aussi plus gros et diffusément hypoéchogène de façon homogène. Un épaississement de la paroi du côlon a aussi été identifié (jusqu’à 8mm, vs. 1-2mm) sur plus de 10 cm de longueur. Cet épaississement était asymétrique et associé à une altération des couches pariétales. Des noeuds lymphatiques coliques et jéjunaux étaient aussi augmentés de volume et hypoéchogènes. Un carcinome colonique avec carcinomatose péritonéale (i.e. dissémination et implantation de cellules cancéreuses) a été diagnostiqué par cytoponction échoguidée.
Les carcinomatoses originent souvent du tractus intestinal, du foie ou du pancréas chez les vieux chats. Les patients sont souvent présentés pour abattement, distension et inconfort abdominal, perte de poids et signes digestifs. L’échographie est la modalité d’imagerie la plus utile dans la démarche diagnostique de ce syndrome.
Quelle étrange et jolie image. Comme plusieurs d’entres-vous, j’était convaincu au départ que cette image était Photoshoppée, mais une raie se cachait véritablement derrière cette radiographie.
Pour le lien vers l’article décrivant cette radiographie, cliquez ICI. Merci à Marie-Odile Benoit-Biancamano (pathologiste à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal) pour cette suggestion de chronique « Animagination« . 😉


