Il y avait plusieurs changements radiographiques intéressants aux hanches de ce Carlin. D’abord, la lyse et la prolifération osseuse impliquant la métaphyse et la plaque de croissance étaient compatibles avec une nécrose aseptique (maladie de Legg-Calvé-Perthes), classique chez plusieurs petites races de chien (Yorkshire surtout). Les changements à la tête fémorale gauche sont particulièrement classiques de cette condition dont l’origine demeure encore indéterminée. Du côté droit, les changements ciblant davantage la métaphyse et la plaque de croissance sont un peu atypiques de cette condition et pourraient en représenter une variante, ou encore un processus distinct, mais dont la source reste probablement un apport vasculaire déficient et/ou une dysplasie de la plaque de croissance (un peu comme rencontré chez le chat avec glissement épiphysaire spontané). Des cas d’épiphysiolyse spontanée idiopathique ont aussi été rapportés chez le chien. Finalement, une composante de dysplasie coxofémorale n’était pas exclue chez ce Carlin, surtout à gauche, compte tenu de la subluxation coxofémorale et des signes d’ostéoarthrose. Toutefois, le remodelage de la tête fémorale engendré par la nécrose aseptique aurait pu être à l’origine d’une instabilité. Quoiqu’il en soit, chez ce petit chien, le traitement restera essentiellement le même, soit une exérèse de la tête et du col des fémurs, du côté droit plus ou moins gauche.
J’aime bien vous présenter des cas de corps étranger à la radiographie ou à l’échographie, c’est toujours un défi stimulant de 1) identifier la présence d’un corps étranger et 2) essayer d’en déterminer la nature en fonction des images obtenues. Et bien nous sommes comblés ce mois-ci puisque l’on retrouve dans la plus récente édition du magazine Veterinary Practice News les résultats du concours annuel de radiographies de corps étrangers. Allez voir les meilleures radiographies soumises cette année par des praticiens de partout en Amérique du Nord.
Voici une radiographie du cas gagnant de 2012:
Intrigués ? Vous trouverez la réponse et plusieurs autres cas intéressants ICI. Et vous serez certainement surpris par la diversité des corps étrangers que l’on retrouve chez nos petits patients !
Pouvez-vous identifier le fantôme malfaisant qui hante cette colonne vertébrale de chat ? Louis-Philippe de Lorimier a eu la frousse en regardant le cliché…
Vite, il faut appeler S.O.S. Fantômes à la rescousse !
Cliquez ICI si vous n’avez pas encore trouvé l’entité ectoplasmique.
AJOUT à 19:30: Oh! non, Marc-André a trouvé un autre spectre… c’est donc une invasion en règle !
Cliquez ICI si vous n’avez pas trouvé ce second Poltergeist félin.
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Voici deux images tomodensitométriques (CT, scanner) obtenues après une injection intraveineuse de milieu de contrast iodé. L’image de gauche « transverse » représente l’une des nombreuses images acquises via de minces coupes de 1,25mm, alors que l’image de droite représente une reconstruction tridimensionnelle. Ces images montrent une masse impliquant la tête de la rate, avec une composante cavitaire ou nécrotique qui apparaît plus foncée (i.e. moins dense, hypoatténuante) que le reste de la rate en raison d’une perfusion réduite. Le reste de la rate montre un rehaussement hétérogène, considéré normal pour la phase d’injection de ce patient et attribué probablement à une hématopoïese extramédullaire et/ou hyperplasie nodulaire. La masse est à proximité du pancréas (qui apparaît tout juste médialement sur l’image de gauche) et de l’un des lobes hépatiques, mais ne les infiltrent pas. Un hémangiosarcome splénique a été confirmé.
La morale de cette histoire ? Une masse dans la région de la rate est le plus souvent d’origine splénique et malgré le doute que l’on avait à l’écho, cette masse provenait bel et bien de la rate. Le CT nous a permis de le confirmer et du même coup exclure la possibilité de métastases régionales et distantes.
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Nous avons opté pour l’échographie comme 2e étape chez ce chien. Nous suspections comme la majorité d’entres vous une origine splénique, mais nous voulions le confirmer.
Une masse hétérogène montrant des portions hyperéchogènes et d’autres hypoéchogènes, atteignant environ 5cm de diamètre, a été trouvée dans l’abdomen gauche, à proximité de la rate, sans toutefois de communication franche. On semblait apercevoir la capsule splénique bordant cette masse, mais la localisation assez profonde de la masse chez ce gros chien nous en limitait l’accès. Un épanchement péritonéal minimal était noté à côté ce la masse. Le lobe gauche du pancréas a aussi été vu bordant la masse du côté médial et semblait en continuité avec celle-ci. Il n’y avait pas d’évidence de métastases, ormis un petit nodule hépatique, mais les images étaient de qualité suboptimale chez ce chien. Compte tenu de cette hésitation à bien la localiser et pour faire un bilan d’extension plus précis en prévision d’une chirurgie, nous avons recommandé un CT (tomodensitométrie, scanner). La suite ? Cliquez ICI
Il a fait chaud récemment. J’ai pensé à vous. Voilà de quoi vous rafraîchir un peu. Si ce n’est pas suffisant, vous n’avez qu’à vous inscrire à cette belle semaine de formation en radiographie et en échographie, organisée par nos cousins radiologues français Paul Barthez et Franck Durieux, pour l’AFVAC. Cinq belles journées de formation, de ski, de bon vin et de bonne bouffe, et en excellente compagnie, à la station de ski Les Deux Alpes en France. Prochain RV: janvier 2013. Pour en savoir plus, cliquez ICI.
Bon, je l’avoue, la lumière n’était pas assez bonne pour filmer pendant les sessions de formation… Mais je vous jure, on a aussi travaillé !!! ;-P
Signalement: Carlin (Pug) mâle intact de 9 mois
Histoire clinique: Boiterie chronique aux membres pelviens, maintenant pire à droite.
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Nous sommes régulièrement contactés pour avoir notre avis sur les systèmes numériques. Sachez qu’il nous est difficile – voire impossible – de bien connaître tout ce qui se retrouve sur le marché. Il nous faudrait y consacrer beaucoup de temps… et malheureusement ce temps nous manque. La meilleure démarche reste celle de vous déplacez et d’aller visiter les cliniques de collègues qui ont installé un système numérique. Prendre le temps d’évaluer la facilité d’emploi, la qualité d’images réelles – et non celles que vous proposent les compagnies et qui ont souvent été prises dans des conditions suboptimales – et avoir leur son de cloche relativement au service après vente vous donnera beaucoup d’information.
Voici une présentation que j’ai montée pour l’AMVQ et qui vous permettra de parcourir les éléments essentiels à considérer dans votre démarche. Bon courage !


