Animages au Cinéma, post-mortem et réponses

 

popcorn-png-4Le 3 décembre dernier avait lieu au Cinéma du Parc à Montréal le premier grand événement éducationnel d’Animages. Plus de 150 vétérinaires et étudiants se sont donnés rendez-vous pour souligner l’importance de la radiologie dans leur pratique comme celle du cinéma dans leur vie.  Cas cliniques et séquences de films cultes se sont succédés dans une ambiance de fête, jusqu’au moment où le technicien nous annonçait que le film Moonlight allait commencer… La salle sentait encore le popcorn. C’est à ce moment qu’on s’est regardés, sourire en coin, décidés à répéter l’expérience…

Pour les participants, nous venons d’ajouter les réponses aux cas cliniques dans la section réservée de l’événement que vous pourrez accéder en cliquant ICI (mot de passe fourni par courriel).

Parmi ces cas, on se rappellera de Chat Potté au ventre gonflé…

Signalement: Félin domestique, mâle castré, 12 ans.

Brève histoire clinique: Anorexie depuis 24 heures. A vomi une fois. Aucun antécédent médical.

Examen : Léger inconfort abdominal. Légère déhydratation.

Sur la base de ces radiographies, envoyez-vous Chat Potté en chirurgie ? 

Pour la réponse, cliquez ICI.

Il nous fait un cinéma ou doit-on l’envoyer en chirurgie ?!?

Ce petit chien vomît de façon aiguë. Ses propriétaire Démocrates vivent en campagne Pennsylvanienne. Ils sont inquiets, pour une 2e raison ce matin… Devrait-on envoyer leur chien en chirurgie sur la base de ces radiographies ?

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Pour connaître la suite, joignez-vous à nous au Cinéma du Parc le samedi 3 décembre prochain pour une soirée pédagocinématographique ! Il ne reste que 48 heures pour profiter du tarif hâtif d’inscription… Pour plus d’info et pour vous inscrire, cliquez ICI.

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On fournit le popcorn

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Dans une ambiance feutrée et détendue, laissez vos yeux plonger dans une série d’images pour y découvrir toutes les nuances de gris qui les habitent. Et si vous pensiez qu’il n’y en avait que 50, il est grand temps de découvrir les milliers qu’on a tendance à oublier. Il n’y a pas de quoi en faire un drame et encore moins un film d’horreur. Plutôt, c’est une présentation interactive à la frontière du documentaire et du film d’action qui vous attend. Le cinéphile en vous en aura plein la vue. C’est promis ;-).

Visitez notre nouvelle section PROCHAINES FORMATIONS pour tous les détails, ou cliquez sur l’affiche.

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La famille Animages grandit !

C’est avec un sourire fendu jusqu’aux oreilles que nous vous annonçons l’ajout d’un membre à la famille.

photo-pascal_logos-cravate-jauneUn nouveau radiologiste qui par sa passion, ses compétences et son énergie aidera Animages à vous garantir encore plus de contenu éducationnel, tout en vous guidant dans vos propres cas cliniques lorsque vous en ressentirez le besoin.

En plus d’offrir son expertise au Centre Vétérinaire Laval et à la Faculté de Médecine Vétérinaire à St-Hyacinthe – où il a récemment joint les équipes -, Pascal portera fièrement sa nouvelle cravate lorsque vous aurez besoin de ses méninges à distance.

Bon retour au Québec Pascal… et welcome aboard !

Pascal Fontaine a obtenu son diplôme de vétérinaire de la Faculté de Médecine Vétérinaire de l’Université de Montréal en 2011 et complété une maitrise en sciences cliniques portant sur l’imagerie orthopédique comparée à la même institution dans le cadre du programme combiné DMV-MSc. Il a effectué un internat général au Centre Vétérinaire DMV pour finalement compléter une résidence en imagerie à l’University of Pennsylvania, à Philadelphie, en 2016. Quelques semaines plus tard, il devenait certifié par l’American College of Veterinary Radiology.

RadioQuiz 36 – Réponse

Pour revoir l’article initial, cliquez ICI.

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La vessie parait bien distendue sur la radiographie latérale, mais contrairement à une obstruction urétrale, ses contours sont irréguliers dans sa partie caudale (flèches jaunes). Quelques opacités minérales sont superposées au corps de la vessie, mais il n’y a pas d’évidence claire d’urolithiase radio-opaque.

La projection latérale montre aussi un petit foyer minéral hétérogène de quelques mm de diamètre dorsalement à la vessie et superposé au côlon descendant qui parait vide.

Une échographie du système urinaire a été réalisée pour confirmer l’épaississement sévère, irrégulier et hypoéchogène de la paroi vésicale caudale qui atteint près de 2 cm. Les gras entourant la vessie paraissent hyperéchogènes, suggérant de l’oedème ou de l’inflammation, mais les noeuds lymphatiques sous-lombaires paraissaient normaux. Des ponctions à l’aiguille fine ont révélé un lymphome à grandes cellules dans cette masse pariétale.

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Un petit foyer de nécrose adipeuse (« corps de Bate ») était présent dans les gras environnants, compatible avec l’image radiographie. Pour en savoir plus sur cette trouvaille fortuite, cliquez ICI.

Animages vous invite au cinéma

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Ça vous dirait une soirée colorée remplie d’images Noir & Blanc ?!

Animages vous prépare une petite surprise à Montréal le Samedi 3 décembre prochain.

Tous les détails le 10 octobre…

 

DI…COM je t’aime !

Pour l’article original de ce petit quiz, cliquez ICI.

Sur le fichier DICOM original de gauche, la vascularisation fine est visible crânioventralement à la silhouette cardiaque (flèches), soit dans une zone plus radiotransparente des poumons. Sur l’image compressée JPEG de droite, cette zone (encerclée) est plus uniformément radiotransparente et sans détail vasculaire. Les petits vaisseaux sont également moins bien visibles ailleurs dans l’image.2016-08-25_14-43-26

La disparition de ces fins détails est malheureusement la conséquence du processus de compression JPEG dont la noble intention est de réduire la taille du fichier. Cette réduction se fait en employant un algorithme (mathématique) qui cherche à regrouper les pixels d’une image dont le niveau de gris (dans le cas d’une radiographie) est similaire. En effet, enregistrer l’information propre à une plage plus étendue de pixels nécessite moins d’octets que si on cherche à enregistrer la valeur de gris propre à chacun des pixels qu’elle comporte. Au final, un fichier de moins grand volume peut être enregistré et plus facilement exporté via le web – ce qui représente évidemment un atout justifiant parfois son utilisation.  L’algorithme peut aussi être poussé plus loin pour compresser de façon plus agressive les zones d’une images, affectant de façon plus importante sa qualité diagnostique. Ce principe est aussi vrai en radiographie qu’en photographie (vive les fichiers RAW pour les mêmes raisons !).

Peut-on dans certaines circonstance donner une opinion valable basée sur des radiographies compressées en JPEG ??

Oui et non. Les larges structures bien contrastées- comme les os longs – sont moins affectés que les petites structures à faible contraste (comme le poumon de ce chien). Cette compression aura donc moins de conséquence sur un diagnostic de fracture franche avec déplacement osseux, mais certaines fissures pourraient être manquées. Pour évaluer le détail pulmonaire toutefois – comme dans cet exemple – l’évaluation devra nécessairement être faite à partir du fichier original DICOM pour favoriser une interprétation optimale.

Pour une explication plus complète, je vous invite à lire ou relire l’excellent article intitulé « Les images DICOM qu’ossa donne ? » publié sur ce blogue par Éric Norman Carmel.

DICOM OU JPEG ?

La radiographie numérique s’insère doucement mais sûrement dans la majorité des cliniques vétérinaire en raison des nombreux avantages qu’elle offre. Certains détails techniques peuvent toutefois semer la confusion pour les usagers, notamment en ce qui concerne le choix du fichier comportant l’image radiographique. Deux principaux sont employés: le DICOM (.dcm, .dicom) et le JPEG (.jpg, .jpeg). Le premier – DICOM – étant le format original de l’image telle qu’enregistrée dans le système numérique. Le second – JPEG – représente une version compressée du premier.

Voici deux sections d’un thorax de chien obtenues via une capture d’écran de l’image DICOM native, d’une part, et de l’image JPEG compressée, d’autre part, qui illustrent bien les différences entre les deux formats de fichier. Sauriez-vous les reconnaître ?

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Pour lire la réponse et pour une explication plus complète des formats de fichier en imagerie, cliquez ICI.

Un pancréas dévoilé

Pour revoir l’article initial, cliquez ICI.

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L’opacité partiellement superposée à la rate et au pôle crânial du rein gauche représentait effectivement le lobe gauche du pancréas. Comme le démontrent l’image de gauche du chat de l’article initial et celle de droite appartenant à un autre chat, on constate que ce lobe peut être observé chez des chats obèses lorsque le petit intestin et le côlon sont déplacés vers la droite, libérant cet espace. Dans le cas présenté la semaine dernière, une exploration chirurgicale a été réalisée. Le pancréas paraissait alors épaissi et irrégulier, mais les biopsies n’ont pas révélé d’anomalie histologique. La palpation de l’estomac a révélé la présence d’une masse tissulaire intragastrique pédiculée qui s’est avérée être un polype (i.e. hyperplasie adénomateuse), expliquant l’opacité présente au niveau du corps et du fondus gastrique (image de gauche).

RadioQuiz 36 – Chat enveloppé cherche à faire pipi

Signalement: Chat mâle castré domestique de 4 ans.

Présentation clinique: Force pour uriner. Urée normale, créatinine légèrement augmentée 198 mmol/L.

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Pour lire la réponse, cliquez ICI.