Pour revoir la question initiale, cliquez ICI.
Au moment d’écrire cet article, un peu plus de 50% d’entres vous suspectiez autre chose que les premières réponses proposées… et vous n’aviez pas tort ! En effet, on remarque sur la vue latérale un large trou dans la paroi musculaire abdominale caudoventrale (délimité par les flèches jaunes), avec déplacement ventral de la vessie, du petit intestin et d’une portion du côlon. Les gras abdominaux (*) sont aussi hétérogènes et en partie opacifiés, en raison d’une inflammation ou congestion (oedème) de ceux-ci ou encore d’un épanchement péritonéal.

Sur la VD, une partie du petit intestin (flèches blanches) se retrouve déplacée latéralement au delà de la paroi abdominale caudolatérale droite (flèches jaunes), tout comme du gras abdominal. La paroi abdominale rupturée est d’ailleurs plus épaisse comme elle est rétractée et probablement oedématiée ou hémorrhagique. Notons également l’irrégularité des reins (surtout le rein gauche, RG) provoquée par des infarctions chroniques qui ont été confirmées à l’échographie.
Des matières fécales sont bien visibles dans le côlon (CA= côlon ascendant; CD= côlon descendant), mais pas suffisamment pour parler de constipation. Ceux qui ont vu un hémoabdomen avaient en partie raison, comme les changements aux gras pourraient y être associés. Pour ce qui est de la pyélonéphrite, une échographie aurait été nécessaire pour le confirmer. La vessie est déplacée, oui, mais non distendue et aucun calcul n’est visible pour suggérer une obstruction.
Que fait-on avec cas ? On demande au chirurgien de refermer tout ça tout en sachant que la paroi rupturée risque d’être friable…
Mon quotidien, mes collègues et nos patients. Voilà pourquoi j’ai le sourire en allant travailler chaque matin. 🙂
Filmé et timelapsé avec Panasonic GH3 12-35mm f2.8, Canon 7D 50mm f1.8 – Sigma 10-20mm, GoPro H3+ Black Ed. / Monté dans Premiere Pro CC et Photoshop CC.
Sous l’inspirante musique / inspired by « This Sweet Love » (James Yuill)
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Ce perroquet est plutôt un modèle posant pour l’artiste-peintre Johannes Stötter. Reconnaissez-vous cette animagination ? Voici un petit clip d’une autre de ses oeuvres en action… Fabuleux n’est-ce pas ?
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Merci à notre amie Kate Alexander pour cette suggestion !
Une étude parue il y a déjà quelques années mais sur laquelle je viens de tomber, suggère que l’ajout d’une photo du patient à la requête d’imagerie aurait comme conséquence d’amener les radiologistes à porter plus d’attention aux détails (les fameuses trouvailles fortuites) et à faire preuve de davantage d’empathie pour leur patient.

Crédit: Radiological Society of North America
Je ne sais pas si cela s’applique aussi à la médecine vétérinaire mais, par précaution, vous devriez joindre une photo de vos patients la prochaine fois que vous soumettrez un examen à votre radiologiste préféré !
Vous pouvez lire l’article publié dans le Science Daily ici.
Signalement: Chatte domestique stérilisée de 8 ans suivie pour insuffisance rénale chronique.
Présentation clinique: Se cache depuis son retour d’une balade à l’extérieur. Grogne à la palpation abdominale.
Pour la réponse, cliquez ICI.
Pour lire l’article initial, cliquez ICI.
Il était facile de tomber dans le piège avec ce chien et suspecter une masse pylorique, hépatique ou splénique. L’opacité de tissu mou arrondie aux contours lisses (flèches jaunes) représente l’antre pylorique (AP) remplie de liquide alors que le chien est placé en décubitus latéral droit. L’air remonte dans le corps (C) et le fundus (F) pour mettre en évidence la nourriture qui y est aussi présente. Une échographie a quand même été réalisée en raison de cette incertitude et des signes cliniques, pour ne révéler aucune anomalie. Le chien a répondu aux traitements symptomatiques de base.
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L’image du bas illustre le déplacement du liquide et de l’air en fonction du décubitus latéral. Comme le liquide se retrouve dans l’antre pylorique (AP) lorsque le chien est placé sur son côté droit, l’opacité résultante peut facilement mimer une masse plus ou moins sphérique en fonction de la taille et de l’orientation de l’antre. D’autant plus que le liquide se confond à la paroi digestive (comme sur l’image). À l’opposé, en décubitus latéral gauche, l’air remonte dans l’antre pylorique située plus dorsalement, facilitant son identification sur une latérale gauche. C’est aussi pour cette raison qu’une latérale droite est préconisée lors de volvulus gastrique pour mettre en évidence l’antre pylorique déplacée du côté gauche. E, oesophage. D, duodénum.
Un petit rorqual se baladait dans ce chien alors qu’on cherchait la surrénale droite…

À la fin de Red Dog, visionné en famille hier soir, j’ai pris la décision d’ajouter une nouvelle chronique à ce blogue. Eh oui, car si vous êtes comme moi, votre soif d’images animales est insatiable ! L’idée n’est pas ici de me transformer en critique de film – quoique j’aurais bien aimé jouer ce rôle un jour dans ma vie – mais plutôt de partager avec vous quelques titres que vous pourriez apprécier. Peut-être avez-vous comme moi du mal à trouver un bon film pour la famille dont le scénario n’est pas de sauver la planète – ou le président des États-Unis – contre des extra-terrestres pour une 165e fois ? Ou encore de découvrir une nouvelle sorte de princesse ?
Mes enfants – dont un néoado de 13 ans – raffolent des soirées « movies night » où l’on se colle en famille dans le vieux divan taché du sous-sol, à manger du pop corn (et à en mettre partout dans les fentes du divan). Moi, j’adore surtout les histoires à la frontière entre le monde enfant et celui des adultes, pour leur fait vivre quelques émotions et en discuter avec eux. J’imagine que je ne suis pas le seul…
Avec Red Dog – le premier film de cette chronique et tiré d’une histoire vraie – nous avons ri (surtout) mais aussi pleuré. Ce chien devenu celui de tous dans un petit bled au fin fond de l’Australie finit par changer la vie de ses occupants. Tout ça magnifiquement filmé – avec un soleil et une couleur rouge-orangée omniprésents -, et habilement joué avec l’humour australien typique. On a adoré. Et en plus, il est disponible sur Netflix en HD ! 😉
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N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et suggestions de films animaliers pour alimenter cette chronique !
Ce quiz est paru dans le Rapporteur de l’AMVQ de février/mars 2014.
Pour revoir le clip initial avec les informations du patient, cliquez ICI.


