Signalement: chienne Airedale stérilisée de 7 ans
Présentation clinique: douleur abdominale soudaine
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Je reviens d’une belle balade en famille avec des amis de longue date, à se remplir les poumons de l’air salé du bas du fleuve et la bouche de bleuets bioniques du Lac St-Jean. Voilà qui fait du bien. Ne quittez pas, on vous revient avec de nouveaux articles la semaine prochaine !
Cette photo a été prise au coeur d’une partie endiablée de « Loup Garou » (ou sa version soft qui fait moins peur aux enfants – « Mafia »). Rien de mieux devant un feu avec des guimauves bien grillées…
Le visage de la radiologie vétérinaire est en train de changer, pour le mieux ! Et pas besoin de Photoshop pour ça ! 😉 Plusieurs systèmes numériques sont maintenant disponibles et leur prix ne cesse de descendre, alors que la qualité progresse. Comme vous tous, nous sommes intéressés à découvrir ce que valent les systèmes d’aujourd’hui. Pour ce faire, nous démarrons une série de sondages à travers lesquels on pourra – du moins on l’espère ! – échanger sur ces systèmes et vous aider à cheminer dans votre démarche d’achat, ou d’amélioration de que vous avez déjà en place dans votre clinique. N’hésitez pas alors à nous laisser des commentaires, sur ce blogue, ou par courriel pour qu’on puisse tous progresser dans cette démarche, qui n’a pas besoin d’être un « chemin de croix », ni pour vous, ni pour nous. Merci d’avance.
On note d’abord une prolifération osseuse périarticulaire marquée (flèches jaunes), dont le contour est irrégulier mais bien défini, indiquant un processus inactif à faiblement actif. Cette prolifération est compatible avec une ostéophytose (i.e. aux marges articulaires, à la jonction synoviale/capsulaire) et/ou enthésophytose (i.e. à l’intérieur des tissus mous périarticulaires, au site d’insertion dans l’os = enthèse). Quelques foyers minéraux amorphes sont situés médialement au coude (flèche bleue), impliquant probablement le ou les tendons fléchisseurs du coude s’insérant sur l’épicondyle huméral médial situé plus haut. Les marges sous-chondrales (flèches vertes) sont irrégulières et l’espace articulaire est hétérogène par endroit (notamment sous le processus anconé). Une incongruence articulaire est suspectée, alors que le processus coronoïde latéral est plus haut que la tête radiale sur la vue latérale (flèche verte) et que le processus coronoïde médial est mal défini et semble plus haut que la tête radiale sur la vue cranio-caudale (flèche verte). Finalement, on note une sclérose (*) sous-chondrale à l’incisure ulnaire. Ces changements sont compatibles avec de l’ostéoarthrose sévère, vraisemblablement secondaire à une dysplasie du coude (incongruence et fragmentation du processus coronoïde médial). Les marges articulaires ne montraient pas de lyse sous-chondrales, ce qui aurait permis de suspecter une arthrite rhumatoïde. Il n’a pas de lyse au site d’insertion de la capsule articulaire pour suggérer une tumeur agressive des tissus mous articulaires, ni de lyse médullaire ou corticale pour suggérer un ostéosarcome. Une arthrite septique aurait aussi engendré des changements mal définis (alors que la prolifération dans ce cas est bien définie) et une lyse sous-chondrale devrait être visible assez tôt dans le processus.
Signalement & Histoire clinique:
Une chatte domestique à poil court de 8 ans vous est présentée pour vomissements et perte d’entrain d’apparition subite. À l’examen clinique, vous notez une douleur abdominale en région crâniale gauche.
Examen échographique:
Le clip échographique, réalisé à l’aide d’une sonde convexe de fréquence 5-8 MHz, vous montre une partie de l’abdomen gauche, aux tiers moyen et caudal. Quel est votre diagnostic ?
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Signalement: Berger allemand, femelle stérilisée, 10 ans.
Histoire clinique: Boiterie et douleur à la palpation du coude gauche.
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Sur les radiographies, nous avions noté d’abord un déplacement ventral et vers la droite de la trachée cervicale, de même qu’une zone hétérogène dans les tissus mous ventraux à la colonne vertébrale, associée à la présence de multiples petites bulles de gaz. Sur la VD, une opacité minérale était aussi visible médialement à l’épaule gauche, mais celle-ci s’est avérée non significative.
En raison d’une implication potentielle de la moelle épinière, nous avons opté pour l’IRM. Plusieurs séquences ont été utilisées pour mettre en valeur différents types de processus, incluant des séquences avec saturation des graisses – seulement possible avec un aimant de haut champ comme celui de la faculté – avec utilisation de milieu de contraste (gadolinium injecté IV). Sur ces images, un énorme corps étranger sans signal IRM (i.e. noir) a été identifié, entouré d’un abcès liquidien, s’infiltrant à travers les tissus mous cervicaux, depuis le plafond du pharynx jusque dans la région entre l’épaule (E) gauche et la cage thoracique, soit le plexus brachial. Ce corps étranger avait la forme d’une branche (B) et provoquait une compression et irritation des nerfs du plexus brachial gauche, expliquant ainsi les signes de boiterie à ce membre. L’image D correspond à une image transverse en pondération T1 obtenue suite à l’injection de gadolinium IV et après saturation du signal des graisses, augmentant la démarcation de la réaction inflammatoire dans cette région et ainsi que le corps étranger tout noir au centre de l’abcès. L’abcès montrait d’ailleurs une capsule hypointense bien visible sur les trois plans en pondération T2, soient sagittal (A), dorsal (B) et transverse (C). Malgré la suspicion clinique d’atteinte de la moelle épinière (ME), celle-ci était indemne sur les images. Cette composante clinique n’a donc pu être complètement expliquée.
Un CT aurait aussi été un bon choix, mais comme une atteinte de la moelle épinière avait été initialement suspectée, l’IRM représentait une meilleure option. Sinon, l’échographie aurait aussi pu permettre de détecter le corps étranger et l’abcès au pourtour, mais l’évaluation de son étendue exacte aurait été limitée.
Voici quelques images chirurgicales, gracieuseté de Julien Cabassu, chirurgien à la faculté. Le chien s’en ait bien sorti.
Robert faisait remarquer la forme bizarre de l’atlas (C1). En fait, cette forme est attribuée à la rotation axiale de la colonne qui déplace les ailes dorsalement/ventralement (têtes de flèches ci-bas) et qui libère le processus odontoïde (dens) qui devient alors très bien défini. Cette vue latérale alors que la tête est légèrement tournée, est fort utile lorsqu’on cherche à éliminer la possibilité de fracture ou d’hypoplasie de la dens (qui entraîne une luxation atlanto-axiale). Le problème chez ce chien se trouve ailleurs… portez attention aux tissus mous ventralement à la colonne vertébrale… Je vous raconte la suite d’ici quelques jours.
Signalement: Labrador de 2 ans, femelle stérilisée.
Histoire clinique: Dysphagie, douleur au cou, boiterie de non appui MTG, parésie MPs pire a gauche. Lésion suspectée au niveau cervical caudal latéralisée à gauche.
Ce cas nous a tous laissés perplexes compte tenu de la présentation clinique…
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