Un kiosque au congrès de l’AMVQ !

Animages aura son premier kiosque d’information et c’est au 27e Congrès de l’AMVQ – qui sera lancé ce vendredi – que son baptême aura lieu ! Que ce soit pour discuter de nos services ou simplement d’un cas ou d’un article qui vous a interpellé sur notre blogue, arrêtez-vous pour une p’tite jasette !  Ça nous fera tellement plaisir de vous rencontrer :-).

En plus d’afficher de nouvelles couleurs, nous aurons de jolies tasses à faire tirer.  Imaginez-vous un instant parcourir Animages.ca un dimanche matin, tout doucement, une jolie musique en arrière plan et un cappuccino à la mousse parfaite remplissant l’une de ces magnifiques tasses Ouf.. c’est tentant n’est-ce pas ?

Vous en voulez une ?  Suffira de venir nous voir à notre kiosque ce samedi pour voter sur un joli cas qu’on publiera dès demain sur Animages.ca !

TASSES ANIMAGES 2016

[Chronique de l’apprenti 5] la suite

Pour lire ou relire l’article initial de Mylène avec les radiographies complètes, cliquez ICI.

D’abord, merci d’avoir participé en si grand nombre au sondage et d’avoir partagé ce joli cas !  Voilà une belle récompense aux efforts de Mylène 🙂

Les radiographies montraient tout d’abord un épaississement très marqué des tissus mous articulaires du grasset effaçant complètement les gras infrapatellaires et faisant protrusion de façon circonférentielle au grasset pour s’étendre proximalement à la rotule et latéralement à la fibula proximale. Plusieurs foyers d’ostéolyse à contour plus ou moins mal défini sont aussi visibles en région métaphysaire fémorale distale ainsi qu’au plateau tibial et aux fabelles. Cette ostéolyse implique non seulement la cavité médullaire, mais également les cortex et plaques sous-chondrales, particulières en portions crâniale et caudale du plateau tibial ainsi qu’à la trochlée fémorale.  Une prolifération osseuse médullaire mal définie de plus faible amplitude est visible au pourtour des foyers lytiques.

De plus, une prolifération périarticulaire, cette fois mieux définie, est également présente au pourtour des composantes articulaires. Deux foyers minéraux assez bien définis sont aussi visibles dans les tissus mous intra-articulaires du grasset. Finalement, on note une amyotrophie marquée des muscles de la cuisse.

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Avant d’établir une liste de diagnostics différentiels plausibles et de déterminer les étapes diagnostiques ou thérapeutiques pertinentes pour ce chien, on doit d’abord caractériser le comportement de l’ensemble de ces lésions. Tout d’abord, la nature irrégulière et mal définie de l’ostéolyse qui implique également le cortex et les plaques sous-chondrale est celle d’un processus agressif. La réaction osseuse médullaire mal définie est aussi de nature active. Une composante de prolifération périarticulaire mieux définie et compatible avec de l’ostéophytose est aussi présente et signale donc une composante d’ostéoarthrose qui semble toutefois indépendante des lésions médullaires et corticales au caractère plus agressif et plus actif.

La localisation des lésions étant polyostotique et centrée sur les zones d’attache de la capsule articulaire suggère très fortement une tumeur articulaire maligne, soient en premiers lieux un sarcome synovial ou un sarcome histiocytaire. D’autres diagnostics différentiels à considérer incluent un processus néoplasique métastatique, un processus infectieux (bactérien ou fongique), ou un processus inflammatoire telle une polyarthrite à médiation immunitaire (forme érosive). 1,2

Le sarcome synovial est une tumeur mésenchymateuse à croissance lente qui origine de la membrane synoviale de la capsule articulaire.2  Celle-ci affecte principalement les chiens d’âge moyen de moyenne et de grande race. Ces chiens ont généralement une histoire de boiterie chronique et une enflure de l’articulation affectée.3   Cette tumeur est localement invasive au niveau des tissus mous périarticulaires et des structures osseuses adjacentes.2,3 Plus rarement, elle peut métastasier aux noeuds lymphatiques régionaux et aux poumons.2 Les articulations les plus fréquemment affectées sont le grasset, le coude, l’épaule, et le tarse.2 L’apparence radiographique peut être variable. Initialement, les changements radiographiques peuvent être très subtils, démontrant une augmentation de volume des tissus mous articulaires ou périarticulaires sans atteinte osseuse.2  Éventuellement, on pourra voir une réaction périostée irrégulière suivi d’une érosion/lyse corticale irrégulière impliquant les os de part et d’autre de l’articulation.2,3 Une caractéristique du sarcome synovial le distinguant d’autres processus néoplasiques est le fait qu’il traverse l’articulation.2 Plusieurs néoplasmes peuvent toutefois avoir des caractéristiques radiographiques très similaires.2 Le diagnostic définitif du sarcome synovial se fait par biopsie et analyse histopathologique, mais une analyse cytologique suite à une cytoponction échoguidée peut parfois orienter le diagnostic de façon rapide et peu invasive.1 Le traitement de choix est l’amputation étant donné sa tendance à être envahissant localement, afin de limiter la récurrence.2 Le pronostic dépend du grade tumoral initial, des marges chirurgicales et la présence ou absence de métastases.2

Quelle devrait donc être la prochaine étape diagnostique et comment expliquer cette boiterie exacerbée depuis hier alors que ce processus est clairement chronique ?  

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  1. Harasen G. Joint tumors. The Canadian Veterinary Journal 2002;43:975-976.
  2. Hodge SC, Elkins AD, Blevins WE, et al. What is your diagnosis? Synovial cell sarcoma of a limb. J Am Vet Med Assoc 2007;231:1203-1204.
  3. Thrall DE. Textbook of veterinary diagnostic radiology, Sixth edition. St. Louis, Missouri: Elsevier; 2013;xii, 864 pages.

[chronique de l’apprenti 4] Ça pique ma curiosité ! – fin

Pour revoir l’article initial, cliquez ICI.

Une thoracocentèse, réalisée après les radiographies, confirma le pyothorax. Dans un souci d’exploration de ce pyothorax un examen tomodensitométrique fut ensuite réalisé et révéla la présence d’un pic à brochette dans l’hémithorax gauche, au sein de l’épanchement pleural. Ce pic à brochette en bois n’était pas visible sur les radiographies (ce qui est souvent le cas) en raison de la superposition et de la faible différence d’opacité entre le bois et les tissus mous11,2. La tomodensitométrie, plus discriminante en terme d’atténuation (ou d’opacité) que la radiographie, a permis de mettre en évidence une différence entre l’atténuation des tissus mous (50 HU) et celle du pic (165HU) et supprime la superposition ce qui rend l’identification du corps étranger plus facile, comme illustré sur les figures ci-dessous. L’échographie thoracique aurait probablement également détecté ce corps étranger1 mais n’aurait pas permis une exploration aussi exhaustive que la tomodensitométrie. Suite à cet examen, une thoracotomie (abord par ostectomie partielle de la 3ème côte) a permis de retirer le pic à brochette et de drainer la cavité thoracique. Voici une série d’images tomodensitométriques reformatées en différents plans, en plus d’une vidéo éducative réalisée après reconstruction tridimensionelle.

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VD-3D

 

Animages souhaite remercier Dr Laurent Blond pour ce joli cas !

  1.    Ober CP, Jones JC, Larson MM, Lanz OI, Werre SR. Comparison of ultrasound, computed tomography, and magnetic resonance imaging in detection of acute wooden foreign bodies in the canine manus. Veterinary Radiology & Ultrasound. 2008;49: 411-418.
  2. Peterson JJ, Bancroft LW, Kransdorf MJ. Wooden Foreign Bodies. Am J Roentgenol. 2002;178: 557-562.

 

 

 

[Chronique de l’apprenti 5] – Une boiterie exacerbée depuis hier

Mylene1Dre Mylène Auger nous a préparé un nouveau cas ! Vous aurez le temps d’examiner les clichés et de vous faire une idée avant sa réponse qui sera publiée la semaine prochaine. D’ici là, n’hésitez pas à réagir en laissant un commentaire au bas de cet article ou sur notre page Facebook.

Signalement: Golden Retriever mâle castré de 11 ans présenté pour l’évaluation d’une boiterie de non-appui du MPG. Le propriétaire rapporte une boiterie intermittente avec appui de ce membre depuis 6 mois, mais qui s’est aggravée subitement hier suite à un saut pour sortir de la voiture.

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Nouvelle espèce découverte au large de Tchernobyl

Une créature encore inconnue vient d’être récupérée par le filet d’un chalutier qui longeait le Driepr à proximité de Tchernobyl. Une radiographie a été prise pour en confirmer l’anatomie. Ariel, si j’étais toi, je me cacherais dans une moule. Y a en des assez grosses dans le coin à ce qui parait…

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[chronique de l’apprenti 4] Ça pique ma curiosité ! – suite

Pour revoir l’article initial, cliquez ICI.

Bien qu’il soit difficile d’obtenir un diagnostic définitif à partir de ces radiographies, certains signes radiographiques sont évidents. On observe d’abord un épanchement pleural gauche sévère qui se caractérise par une perte de contours de la surface gauche de la silhouette cardiaque, un déplacement vers la droite de la silhouette cardiaque, un décollement pleural d’opacité de tissu mou dans l’hémithorax gauche (DV) et une rétraction/atélectasie des lobes pulmonaires gauches. Il y a également un bronchogramme aérique au lobe crânial gauche.

Que peut-on également voir sur ces radiographies ?

Les contours des lobes gauches arrondis et légèrement irréguliers (DV + LG) suggèrent la présence d’une pleurésie (inflammation de la plèvre) empêchant les lobes pulmonaires d’avoir leur forme propre, un phénomène que l’on observe lors d’épanchement pleural inflammatoire chronique1. Un élément important du diagnostic est la réaction osseuse polyostotique visible (DV) sur la face médiale des côtes gauches (2ème à 11ème, surtout la 3ème) qui est également en faveur d’un processus inflammatoire.

L’ensemble de ces éléments et le caractère unilatéral de l’épanchement orientent notre diagnostic vers un pyothorax1. En effet, dans ce contexte, les fenestrations médiastinales laissant habituellement diffuser les liquides d’un hémithorax à l’autre ne sont souvent plus fonctionnelles à cause de l’inflammation et de la fibrine2 ; dans ce cas l’épanchement est prisonnier d’un hémithorax et demeure unilatéral comme ici. L’aspect normal des structures cardiovasculaires visibles, et l’aspect unilatéral de l’épanchement permettent d’exclure un épanchement d’origine cardiaque sur ce patient2. Une masse pleurale ou pulmonaire ne peut être exclue grâce à ces radiographies mais semble beaucoup moins probable qu’un pyothorax.

Que faire après avec ce cas ??  La suite et fin de cet article la semaine prochaine… 😉

  1. Myer W. Radiography Review: Pleural Effusion. Veterinary Radiology. 1978;19: 75-79.
  2. Schwarz T, Johnson V. BSAVA manual of canine and feline thoracic imaging: British Small Animal Veterinary Association, 2008.

Mon chien louche de la langue !

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Voilà comment ils font pour avaler un litre d’eau en quelques secondes 😉

 

 

[chronique de l’apprenti 4] Un thorax qui pique ma curiosité !

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Notre vétérinaire-collaborateur Nicolas Anne-Archard vous présente un 4e cas dans cette chronique de l’apprenti imageur !

 

Rita, une bulldog américain entière de 4 ans est présentée pour dyspnée, et baisse de forme durant depuis une semaine. L’auscultation cardio-respiratoire montre, à gauche, une absence de bruits respiratoires ainsi qu’un cœur difficilement audible et Rita est hypertherme. Le reste de l’examen clinique est sans particularité. Une latérale gauche et une dorsoventrale ont été obtenues…

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Pour la suite, cliquez ICI.

 

Chronique de l’apprenti [3] – Pour conclure sur l’imagerie du coude

Pour revoir l’article initial, cliquez ICI.

La radiographie est une excellente modalité diagnostique à utiliser lors de dysplasie du coude mais elle a ses limites, même lorsque de multiples projections sont effectuées. Par exemple la fragmentation du processus coronoïde médial n’est pas toujours visible à la radiographie. La quantification de l’incongruité articulaire, qui peut avoir un rôle pronostique et thérapeutique, n’est pas non plus optimale particulièrement lorsqu’elle est minime.

À cet égard la tomodensitométrie est considérée comme la modalité d’imagerie de choix pour l’évaluation du coude lors de suspicion de dysplasie et pour établir un plan thérapeutique optimal [1; 2]. Elle permet une évaluation spécifique de chacune des structures osseuses du coude en éliminant toute superposition. La reconstruction multiplanaire et parfois la reconstruction 3D ajoutent à son pouvoir diagnostique et permettent de mieux comprendre la dynamique de l’articulation (Images et vidéos ci-dessous). L’IRM est également une modalité diagnostique intéressante pour la dysplasie du coude cependant son coût, sa disponibilité limitée et le temps nécessaire à l’examen font qu’elle est peu utilisée. L’utilisation de l’échographie se limite quand à elle surtout à l’exploration des FPCM, même si cette lésion est plus facilement identifiable par les autres modalités.

Figure – Radiographies médiolatérales en semi-flexion comparées à une image transverse acquise au CT (tomodensitométrie).  

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VIDEO  – Reconstruction 3D chez un autre chien avec plusieurs manifestations différentes de la dysplasie du coude [reconstruction employant le logiciel décrit en référence 3].

 

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Pour toute question sur la dysplasie du coude, n’hésitez pas à nous écrire à info@animages.ca !

[1] Groth, A.M., Benigni, L., Moores, A.P. and Lamb, C.R. (2009) Spectrum of computed tomographic findings in 58 canine elbows with fragmentation of the medial coronoid process. Journal of Small Animal Practice 50, 15-22.

[2] Cook, C.R. and Cook, J.L. (2009) Diagnostic imaging of canine elbow dysplasia: a review. Veterinary surgery : VS 38, 144-153.

[3] Limaye, A. (2012) Drishti: a volume exploration and presentation tool. In: SPIE Optical Engineering & Applications. pp 85060X-85060X-85069.

 

Chronique de l’apprenti [3] – Voilà pourquoi Félix vomit !

Pour relire l’article original, cliquez ICI.

Interprétation radiographique:

Tout d’abord, on note une accentuation du contraste abdominal en raison de la quantité importante de gras péritonéal et rétropéritonéal chez ce chat obèse. Le foie, les reins, la rate et la vessie sont normaux. On note la présence d’une structure linéaire d’opacité tissu mou aux contours légèrement irréguliers du côté gauche de la cavité péritonéale, entre l’estomac, la rate et le rein gauche (voir figure). Cette structure représente le bras gauche du pancréas (P), qui est d’apparence normale et qui peut être visible à l’occasion chez certains chats obèses.1

L’estomac contient une légère quantité de gaz et de liquide dans son fundus sans être anormalement distendu. Sur la projection ventrodorsale, une structure mal définie d’opacité tissu mou/liquidienne est visible dans l’antre pylorique près de la jonction gastroduodénale. Cette structure pourrait représenter une accumulation focale de liquide mais pourrait également représenter du matériel étranger. Le duodénum (D) proximal est légèrement distendu de gaz et sa paroi est plissée. Les autres segments de petit intestin ne sont pas anormalement dilatés, mais les replis semblent accentués et les anses digestives sont regroupées en portion moyenne et ventrale de la cavité abdominale. Elles contiennent du liquide parmi lequel on note la présence occasionnelle de gaz en forme de virgule, trouvaille caractéristique lors de corps étranger linéaire.1,2 La portion ascendante et transverse du colon est légèrement distendue de gaz, pouvant être confondu avec du petit intestin. La portion descendante du colon contient des selles formées un peu plus opaques que la normale, indiquant un certain degré de déshydratation des selles, sans toutefois être anormalement distendu. Au final, plusieurs changements radiographiques suggèrent fortement la présence d’un corps étranger linéaire dont le point d’ancrage pourrait être dans l’antre pylorique.

 

Quelle devrait donc être la prochaine étape diagnostique afin de confirmer la suspicion radiographique de corps étranger linéaire ? Lorsque disponible, l’échographie abdominale est le test diagnostique de choix pour la détection et la caractérisation des corps étrangers linéaires. Ce test est rapide, peu invasif et permet de localiser le corps étranger, de déterminer la portion du tractus gastro-intestinal affecté et  d’évaluer l’intégrité des parois digestives.3 La série barytée gastro-intestinale haute, qui consiste en l’administration oral d’un milieu de contraste tel que le baryum suivi de la prise de radiographies à des intervalles régulières, peut être considérée dans les cas où l’échographie n’est pas disponible. Quelques désavantages sont inhérents à cette technique. Par exemple, en cas de perforation digestive, la fuite de baryum dans la cavité abdominale peut être très irritante et mener à la formation de granulomes ou d’adhérences.3 De plus, cet examen peut être long à effectuer et nécessite un protocole rigoureux (dose et temps) pour être fiable.3 Ces désavantages peuvent mener à un délai dans l’initiation d’une intervention chirurgicale et peuvent occasionner des complications additionnelles.3 Néanmoins, cet examen peut être très utile pour mettre en évidence la plication caractéristique du corps étranger linéaire lorsque l’échographie abdominale n’est pas disponible.

Dans le cas présent, l’échographie abdominale a été effectuée mettant en évidence un long corps étranger linéaire avec point d’ancrage dans l’antre pylorique. Le duodénum était irrégulier et légèrement distendu de liquide. Une structure hyperéchogène linéaire associée à un ombrage acoustique était visible dans la lumière du duodénum et du jéjunum, entraînant la plication statique d’une grande partie du jéjunum autour de celle-ci. Aucun signe de perforation intestinale n’a été noté. Une laparotomie exploratrice a été effectuée par la suite et un long ruban a été retiré du tractus gastro-intestinal.

écho annotée

 

  1. Thrall DE. Textbook of veterinary diagnostic radiology, Sixth edition. ed. St. Louis, Missouri: Elsevier; 2013;xii, 864 pages.
  2. Root CR, Lord PF. Linear Radiolucent Gastrointestinal Foreign Bodies in Cats and Dogs: Their Radiographic Appearance. Veterinary Radiology & Ultrasound 1971;XII.
  3. Gonzalez LM, Biller DS, Armbrust LJ. Diagnostic imaging for linear foreign bodies in cats. Veterinary Medicine 2007:518-526.

Auteure: Dre Mylène Auger – Interne en imagerie médicale au Centre Vétérinaire Laval