Dre Mylène Auger nous a préparé un 3e cas ! Vous aurez le temps d’examiner les clichés et de vous faire une idée avant sa réponse qui sera publiée vendredi. D’ici là, n’hésitez pas à réagir en laissant un commentaire au bas de cet article ou sur notre page Facebook.
Signalement: Chat mâle castré de 2.5 ans présenté pour vomissements et anorexie depuis 48 heures. Selon sa propriétaire, l’ingestion d’un corps étranger est possible mais elle mentionne qu’elle possède plusieurs plantes avec un potentiel toxique que le chat aurait pu manger.
.
——– Pour lire la réponse, cliquez ICI.
Il reste quelques places disponibles à l’atelier Échographie Abdominale 2 offert le vendredi 8 avril prochain à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal à St-Hyacinthe. Afin de combler ces places et confirmer la tenue de l’atelier, un rabais de 80$ est offert aux disciples d’Animages pour une semaine seulement en cliquant le lien suivant: ATELIER 2 ANIMAGES
Chaque inscription fournit aussi l’accès à une série de cours en ligne vous permettant de revoir les concepts anatomiques et physiques de base, en plus de décrire l’approche et l’anatomie échographique normale des structures d’intérêt. Tout ça dans le but d’optimiser votre temps durant l’atelier :-). On pourra alors se consacrer sur la pratique et sur les pathologies échographiques à ce ne pas manquer !
Pour revoir l’article original de Nicolas Anne-Archard, cliquez ICI.
Parce que la dysplasie du coude regroupe diverses entités lésionnelles parfois associées (NUPA, FPCM, incongruité articulaire et OCD) et qu’il s’agit d’une articulation complexe, l’examen radiologique complet doit inclure des projections multiples, chacune avec un objectif particulier [1]. Les incidences supplémentaires (en plus des deux projections orthogonales standards) permettent de désuperposer certaines régions anatomiques pour mieux les évaluer. Les projections additionnelles classiques sont la médiolatérale en hyperflexion ainsi que la craniolatérale-caudomédiale oblique (CrL-CdMO) permettant de mettre en évidence respectivement le processus anconé et le processus coronoïde médial (PCM), deux structures fréquemment impliquées dans les dysplasies du coude. La distomédiale-palmarolatérale oblique (DiM-PLO) est une autre incidence qui permet aussi d’évaluer le PCM [2] mais sa réalisation est plus complexe.
Petit conseil : une sédation sera la plupart du temps nécessaire à la réalisation de radiographies de qualité :-).
La figure suivante de Guy Beauregard illustre le positionnement du patient permettant d’obtenir les incidences mentionnées ci-dessus.
.
Pour la suite et fin, cliquer ICI.
.
[1] Cook, C.R. and Cook, J.L. (2009) Diagnostic imaging of canine elbow dysplasia: a review. Veterinary surgery : VS 38, 144-153.
[2] Haudiquet, P.R., Marcellin-Little, D.J. and Stebbins, M.E. (2002) Use of the distomedial-proximolateral oblique radiographic view of the elbow joint for examination of the medial coronoid process in dogs. American Journal of Veterinary Research 63, 1000-1005.
Pour revoir l’article original, cliquez ICI.
Comme la plupart d’entre vous l’ont remarqué, ce chien souffre d’une non-union du processus anconé (NUPA). La persistance d’un trait radiotransparent entre le processus anconé et l’olécrâne au-delà de 5 mois d’âge confirme le diagnostic. Outre cette NUPA on note que le contour du processus coronoïde médial n’est pas clairement défini sur toute sa longueur. Cette particularité radiographique est fréquemment indicative d’une lésion au processus coronoïde : fragmentation (FPCM) ou fissure et/ou chrondromalacie et/ou ostéophytose. Aussi on remarque que l’os souschondral de la portion médiale du condyle huméral est sclérosé et montre un défaut focal de son contour. Cette lésion représente une lésion de contact (kissing lesion) secondaire à un stress articulaire par une incongruité articulaire tout au moins au niveau du compartiment médial du coude. Une lésion d’ostéochondrite disséquante de la portion médiale du condyle huméral peut avoir une apparence similaire mais elle est généralement accompagnée d’un défaut de contour plus marquée de l’os souschondral et apparait par conséquent moins probable chez ce patient. Sur le cliché médiolatéral, la congruité articulaire (CA) est considérée dans les limites de la normale puisque les différents espaces articulaires sont de largeur normale et symétriques. Enfin, malgré ces différents changements impliquant les différentes structures osseuses du coude l’ostéophytose demeure discrète.
.
Pour lire la suite (3), cliquer ICI.
Nicolas 🙂
La vieillesse n’est pas une maladie. Elle entraîne malgré tout toutes sortes de modifications physiologiques et morphologiques qui peuvent être confondues pour des manifestations pathologiques. Certains changements dégénératifs peuvent aussi être cliniquement significatifs. Cliquez sur l’image de gauche pour télécharger un petit document survolant les changements radiographiques anticipés chez les vieux chiens et les vieux chats, et sur les pièges à éviter !
Aux vétérinaires ayant assisté au récent colloque de l’AMVQ sur la Gériatrie – sur place ou par webdiffusion – je vous invite à visiter la section Animageurs en herbe pour télécharger ma présentation avec images et annotations, en employant le mot de passe fourni. Le document-ci haut a été modifié et devrait remplacer celui que vous avez reçu lors du colloque (comportait quelques erreurs).
N’hésitez pas à me contacter pour toute question sur cette thématique 🙂
C’est au tour de Nicolas Anne-Archard de vous présenter un premier cas !
Voici Rex un berger allemand de 1 an présenté pour une boiterie avec appui du membre thoracique droit persistant depuis 2 mois. A l’examen orthopédique on observe une légère distension articulaire au coude avec des craquements et de l’inconfort à sa mobilisation. La douleur est exacerbée lors de l’extension et de la flexion complète. Les radiographies suivantes ont été réalisées :
.
Pour la suite, cliquez ICI.

Dr Nicolas Anne-Archard est gradué de l’Ecole Nationale vétérinaire de Toulouse (France) en 2011. Après un internat à la clinique VetRef (Angers, France) et un an en pratique générale à Bourg en Bresse pendant lesquels il a suivi plusieurs formations d’échographie, il travaille pendant un an en tant qu’assistant en imagerie médicale à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes (France). Attiré par l’Amérique du Nord et suivant sa conjointe, il commence une maîtrise et à la Faculté de Médecine Vétérinaire de l’Université de Montréal en 2014 et donne aussi une partie des cours d’imagerie médicale des étudiants de 3eme année. Ses loisirs sont le VTT, la course à pied avec sa chienne et de manière générale les sports en extérieur, il aime aussi la photo et le numérique en général.
Il vous reste encore du temps pour vous s’inscrire au colloque de demain 21 février sur la gériatrie offert par l’Association des Médecins Vétérinaires du Québec. Cliquez sur l’image pour accéder aux informations !
Pour revoir l’article initial avec les 3 projections radiographiques, cliquez ICI.
La silhouette cardiaque est de taille normale avec un léger déplacement dorsal occasionné par du gras en partie ventrale du sac péricardique. Les vaisseaux pulmonaires sont de diamètres normaux et symétriques. Il n’y a aucune évidence d’insuffisance cardiaque congestive ou d’autre signe d’atteinte pulmonaire.
Sur la projection ventrodorsale, un repli de peau se superpose à la portion latérale de la cavité thoracique droite entre la quatrième et la huitième côte donnant l’impression d’un décollement de la plèvre. Ceci est associé à une radiotransparence du parenchyme pulmonaire sous-jacent. Cet artéfact peut être faussement interprété comme représentant un pneumothorax focal et il peut parfois être difficile de le différencier d’un réel pneumothorax. En suivant le rebord du repli de peau crânialement, on peut s’apercevoir qu’il déborde de la cavité thoracique donc ne peut être compatible avec un décollement de plèvre. 1
Le ch
angement le plus important à noter est la présence d’une masse ovale d’opacité de tissu mou au rebord dorsal bien défini sur les projections latérales immédiatement dorsalement aux deux premières sternèbres. Cette masse correspond à la localisation des noeuds lymphatiques sternaux en portion ventrale du médiastin crânial et qui ne sont normalement pas visibles à moins d’être augmentés de volume2.
Que fait-on ensuite ? Eh bien, revoyons d’abord les principes pathophysiologiques de la lymphadénopathie sternale. Malgré leur position anatomique thoracique, les vaisseaux lymphatiques afférents se jetant dans ces nœuds lymphatiques prennent leur origine de la paroi abdominale et reçoivent des ramifications lymphatiques provenant des côtes, du sternum, des séreuses, du thymus, des muscles adjacents, de la cavité péritonéale et des glandes mammaires1,2. Une lymphadénopathie sternale est donc souvent la conséquence de pathologies impliquant la cavité abdominale et tout particulièrement de processus néoplasiques ou inflammatoires sévères (septiques ou granulomateux). Une association a également été décrite avec les désordres hématologiques tels que le CIVD, la thrombocytopénie à médiation immunitaire, et l’intoxication aux rodenticides, mais dans ces cas, un hémoabdomen était souvent aussi présent. L’augmentation de volume du noeud lymphatique sternal dans ces cas pourrait être secondaire à la pathologie primaire, à l’hémoabdomen ou à une combinaison de ces deux processus 2.
En considérant ceci, trois options diagnostiques pourraient être considérées. D’abord, une échographie abdominale aiderait à identifier la source de cette lymphadénopathie compte tenu des principes pathophysiologiques décrits ci-haut. Une échographie thoracique serait une autre option intéressante pour visualiser les noeuds lymphatiques sternaux et effectuer une cytoponction échoguidée pour analyse cytologique, sachant toutefois que la cytologie puisse ne mettre en évidence que la nature réactionelle des noeuds lymphatiques sans identifier le processus primaire. Une tomodensitométrie permettrait d’évaluer si d’autres NL thoraciques sont impliqués – comme les NL trachéobronchiques et médiastinaux crâniaux – en plus des poumons, pouvant ainsi modifier la liste de différentiels provisoires dans ce cas. Une échographie abdominale a toutefois été choisie comme prochaine étape.
L’échographie abdominale a mis en évidence une grosse masse cavitaire multilobée contenant de multiples foyers hyperéchogènes avec réverbération compatibles avec des bulles de gaz. Ces caractéristiques suggéraient qu’elle était probablement abcédée ou nécrotique et/ou que cette masse communiquait avec une lumière digestive. Une exploration chirurgicale révéla une masse intestinale iléo-caéco-colique nécrotique, abcédée et rupturée, laquelle a heureusement pu être retirée. L’analyse histopathologique a confirma un sarcome (tumeur stromale gastrointestinale ou GIST; leiomyosarcome ou fibrosarcome).
L’élément clé à retenir de ce cas est que lors de lymphadénopathie sternale, il est important de bien évaluer la cavité abdominale !
Pour revoir l’article initial, cliquez ICI.
Pour se différencier du parenchyme rénal avoisinant cette zone radiotransparente doit être d’opacité moindre qu’une opacité de tissu mou. Elle doit donc être d’opacité graisseuse ou d’opacité gazeuse. On peut donc exclure l’hydronéphrose dont le contenu ne peut se différencier du parenchyme rénal à la radiographie. Si l’on compare l’opacité de cette zone radiotransparente avec celle du gras abdominal/rétropéritonéal et à celle du gaz présent dans la lumière du colon, on remarque qu’elle est d’opacité identique à celle du gras abdominal/rétropéritonéal et qu’elle est plus opaque que celle du gaz digestif même dans les régions ou ce gaz est en petite quantité (soit faible épaisseur dans l’axe du faisceau radiographique). La zone radiotransparente se compose donc de gras et plus particulièrement de gras dans le hile rénal. Il s’agit d’une trouvaille occasionnelle chez le chat et plus souvent observée chez les chats obèses. Ce gras hilaire est sans signification clinique et doit donc être considéré comme une trouvaille fortuite. La cause de la dysurie ne peut-être expliquée sur ces clichés, mais justifierait une échographie. Cet examen permettrait non seulement d’évaluer la vessie, mais aussi d’évaluer le contenu du bassinet rénal pour exclure tout signe de pyélonéphrite.
Animages a le privilège d’accueillir deux nouveaux collaborateurs qui partageront leurs idées et observations en tant qu’apprentis imageurs. Les Drs Mylène Auger et Nicolas Anne-Archard pratiquent depuis plusieurs années et tentent de faire le saut en résidence d’imagerie. Ils animeront une chronique hebdomadaire sur ce blogue, à notre plus grand plaisir. Nous serons là pour les aider, mais cette démarche sera avant tout la leur. Pour leur apprentissage et celui des disciples d’Animages :-).
Mylène débute cette semaine avec un joli p’tit cas de radiographies thoraciques. Vous aurez le temps d’examiner les clichés et de vous faire une idée avant sa réponse qui sera publiée vendredi. D’ici là, n’hésitez pas à réagir en laissant un commentaire au bas de cet article ou sur notre page Facebook.
.
Dre Auger est graduée de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal en 2008 et y a complété un internat en 2008-2009. Elle a ensuite travaillé à l’hôpital vétérinaire St-Lazare (Québec) de 2009 à 2015, années pendant lesquelles elle a suivi plusieurs formations en échographie abdominale pour incorporer cette modalité à sa pratique. Elle poursuit depuis 2015 un internat spécialisé en imagerie au Centre Vétérinaire Laval sous la supervision de Éric Norman Carmel dans le but d’obtenir une résidence en radiologie. Comme loisirs, Mylène raffole de vélo de route, de ski de fond, et particulièrement de course à pied avec sa chienne Pyxis. Elle a même complété quelques demi-marathons dans les dernières années et s’entraîne présentement pour le demi-marathon d’Ottawa en mai 2016.
Pour lire la réponse, cliquez ICI :-).


